LA COLÈRE VIENT DU PÈRE, LA HAINE VIENT DE LA MÈRE



J’ai grandi dans une maison aux draps en feu et aux portes verrouillés ; alors aujourd’hui je danse sur les braises et je dors la fenêtre ouverte.
Les violences intra-familiales, notamment celles perpétrées sur les enfants, sont encore aujourd’hui banalisées, acceptées, voir dans certaines familles traitées comme une part nécessaire de l’éducation.
J’ai grandi dans ce genre de famille, où l’on rit des anecdotes de violences entre deux verres de vin pendant les grands repas, puis où l’on rentre dans le silence suffoquant de la maison, les volets fermés et les mots assourdissants.
Avec ma série La colère vient du père, la haine vient de la mère, j’explore mon vécu en tant que victime de ces violences à l’intérieur de la maison de mes parents – huit-clos étouffant de mon enfance, me laissant bloqué entre ces murs.